Sébastien Van Malleghem devient Ambassadeur Nikon

"La photographie est ma passion… et aussi mon travail"

Vendredi 15 décembre 2017 — Dans la foulée du photographe paysager Bart Heirweg, Sébastien Van Malleghem vient d'être nommé Ambassadeur Nikon pour la Belgique. Par ce biais, la marque emblématique – qui célèbre cette année son 100e anniversaire – souhaite rendre hommage à l'œuvre de photographes d'exception. Des photographes qui repousent sans cesse leurs limites et celles de leur art, grâce à leur passion, leur vision et leur détermination.

Sébastien Van Malleghem se décrit comme un photographe instinctif qui cherche à immortaliser avec puissance des mondes très différents. Âgé de 31 ans, Sébastien est né à Namur en 1986, et est diplomé du 'Septantecinq' en 2009. "C'est un immense honneur pour moi d'avoir été choisi comme Ambassadeur par Nikon. Un honneur et un plaisir d'autant plus grands que cette distinction m'est octroyée par une marque possédant un tel passé et une telle réputation. Nikon immortalise les moments clés de l'actualité depuis un siècle et est entré à part entière dans l'histoire. Je suis honoré d'avoir été choisi pour perpétuer cette tradition."

Des mondes différents

Depuis 2008, Sébastien Van Malleghem œuvre à un triptyque axé sur son étude du système judiciaire, avec Police (2008-2011) et Prison (2011-2014) comme œuvres initiales. Après un périple en Libye, à la découverte des vestiges de la dictature khadafienne (The Ruins of the Power, 2012) Sébastien Van Malleghem a repris la direction de l'Europe. À Berlin, il photographie les drogués, les sans-abri, les artistes et les marginaux. Avec The Last Shelter, il clôture en 2014 le reportage effectué pendant plusieurs mois passés comme artiste résident dans la capitale allemande (2013). Animé d'une compassion teintée d'amertume, il représente dans le détail le chaos des univers spirituels, la fragilité des mondes intérieurs et la lente aliénation de l'humanité. C'est à l'occasion d'un programme 'artist-in-residence' à Halsnoy en Norvège qu'il tombe sous le charme du Grand Nord. Ce premier contact très intense trouve un prolongement rude et passionnel en Islande, sous la forme logique de sa confrontation personnelle avec des étendues incommensurables.

De l'agitation sociale à la quiétude scandinave

Après avoir décroché son diplôme, il s'installe immédiatement comme photographe professionnel et se lance dans le documentaire. Il consacre un premier long reportage à la police en Belgique, car il tient à mieux comprendre le métier de policier et à témoigner de la crise sociétale qui règne à l'époque. Il photographie ensuite pendant quatre ans les prisons belges, en rendant visite à plus d'une douzaine d'établissements pénitenciers à travers le pays. Durant ce temps, il mettra le cap sur la Libye, en solo, pour y immortaliser ce pays au lendemain de la guerre, au milieu de l’anarachie. À Berlin, il photographie la vie quotidienne d'artistes, de drogués et de sans-abri, en plein cœur de l'hiver. À Mexico City, il s'intéresse au travail quotidien des embaumeurs. Plus près de chez nous, à Tourcoing, en France il photographie l'action de l'association 'Réagir', qui vient en aide aux toxicomanes et aux personnes en situation de précarité sociale extrême. Entre ces différents reportages, il se rend à plusieurs reprises en Scandinavie pour y concrétiser son dernier projet en date: Nordic Noir.

“Avec Nordic Noir, je souhaite observer pour une fois autre chose que des problèmes sociaux. D'une part, je craignais ce vide et ce silence et, d'autre part, cette étape était probablement un point de passage obligé de mon cheminement. Surtout, je voulais sortir de ma zone de confort. Mon seul but, en partant, était de ressentir des endroits et de les photographier. Tous ces clichés ont été pris à des moments improbables, aux quatre coins de la Scandinavie. J'ai immortalisé le mauvais temps, des rencontres, des proches et des inconnus des endroits mythiques, l'eau sous toutes ses formes, mais aussi les aspects plus amers et plus contrastés de la Norvège, du Danemark, de la Suède, de la Finlande et de l'Islande."

What's in the bag?

Sébastien ne se sépare jamais de ses deux boîtiers Nikon – un D810 et un nouveau D850 – et de ses objectifs: un 35 mm 1.4, un 105 mm F2.8, un 16-35 F4 et un 24 mm 1.4. "Ce sont deux appareils pratiques et robustes. La qualité photographique est toujours au rendez-vous, tant par faible luminosité, qu’en pleine nuit. Tous deux sont idéaux pour la photographie intensive. Je les emporte toujours avec moi. Toujours."

Prix et publications

Avec Prisons, Sébastien Van Malleghem a notamment remporté le Prix Lucas Dolega (Paris), ainsi que le prestigieux Bozar Monography Award (Brussel). Selon TIME, le livre photographique « PRISONS » est un des meilleurs de 2016. Par le biais de cette œuvre primée à de multiples reprises et vantée de toutes parts, Sébastien Van Malleghem s'est érigé en véritable reporter photographe, avec la liberté d'expression comme thème central.  Il vient récemment de publier Nordic Noir, aux éditions André Frère, et de créer sa propre agence photo et vidéo « Renegades ».

 

 

Pour de plus amples informations sur Sébastien Van Malleghem, vous pouvez le suivre sur Instagram ou  Facebook, ou consulter son site internet et sa vidéo YouTube.